jeudi 16 avril 2015

Vente : annonce du prix

Une des grandes difficultés pour ceux qui vendent, et j'englobe là non seulement, les vendeurs, les commerciaux, mais encore les professions libérales, les consultants indépendants, ... est l'annonce du prix. J'entends, je vois souvent les mimiques génées, la voix assourdie, les postures contrefaites de ceux qui annoncent un prix en se disant "c'est vraiment trop cher, ça ne passera pas".

Dans les cours traditionnels de vente, on apprend la méthode sandwich et la méthode saucisson pour présenter le prix. En général, on retient le nom des méthodes, mais le passage à leur utilisation est bien plus difficile !

La publicité actuellement sur les abribus et concernant les voitures Smart me plaît bien. C'est un bon exemple de la méthode saucisson, qui consiste à présenter le prix en le découpant en rondelles ... de saucisson : en l'occurence, ici il s'agit de présenter le prix ... d'un kilo de Smart.
L'astuce complémentaire est de mettre à côté un produit de consommation courante (une barquette de framboise), un des plus petits animaux domestiques qui soit (un poisson rouge), un habitué des tabloïds (un joueur de foot), et de faire apparaître leur prix au kilo beaucoup plus important que celui de la Smart.
Qui essaie ?

mardi 4 décembre 2012

Négocier avec les grands comptes

Un article paru dans Le Monde  du 15.11.2012 sous la plume de Jean-Baptiste Chastand m'a prodigieusement fait penser aux négocations dans les grands comptes ... On en trouvera ci-dessous des extraits (en italique), entre mes commentaires. Il s'agit, en l'occurrence des négociations démarrées début octobre 12 entre cinq syndicats et des organisations patronales concernant le droit du travail, pour trouver un "compromis historique" demandé par les politiques.
Travail d'équipe et endurance
Comme en ce qui concerne les grands comptes, cette négociation-là implique de nombreux interlocuteurs de part et d'autre. Chacun a son rôle et joue sa partition, chacun doit rester attentif et concentré, à l'affut de toute information.  
"..."Derrière chacun d'entre nous, il y a toute une équipe", avertit d'emblée Stéphane Lardy, doyen, autour de cette table, des négociations sur l'emploi – il a mené pour Force ouvrière (FO) toutes celles qui ont eu lieu depuis 2007.
Comme les autres syndicats, il a l'habitude de venir, dans cette salle au siège du Medef, avec cinq ou six personnes en s'appuyant sur différentes compétences. Etre nombreux permet aussi de rester attentifs pendant les longues heures que peuvent durer les tractations. "Tout peut se dénouer en quelques minutes, il ne faut rien rater", explique M. Lardy, qui avoue "faire attention à manger léger avant d'entrer dans la salle"..."
L'improvisation de paie pas !
Dans les grands comptes, c'est souvent le concurrent le plus professionnel et le mieux organisé qui l'emporte.
... "Si lui mène sa délégation avec autorité, celle de la CGT est nettement plus improvisée. A cause des dissensions créées par la course à la succession de Bernard Thibault, le secrétaire général, finalement emportée par Thierry Lepaon. Pour avoir soutenu un autre candidat – Eric Aubin –, Maurad Rabhi, chef de file historique du syndicat sur l'emploi, a été remplacé à la tête des négociateurs par Agnès Le Bot. Mais M. Rabhi, toujours présent dans la délégation, ne s'interdit pas pour autant de prendre la parole. "On a quatre membres de la direction dans la délégation, c'est intenable", admet un membre de la CGT. Résultat : le syndicat de M. Thibault semble exclu de la négociation, personne ne s'attendant à ce qu'il soit en capacité de signer un accord. "C'est dommage, car en s'engageant sérieusement dans une négociation, on peut obtenir des avancées, même si in fine, on ne signe pas", explique un déçu de la CGT"...
Etre celui qui tient la plume
De même que souvent un KAM ou un commercial grands comptes doit être présent dans le grand  compte bien avant l'émission d'un appel d'offres ...
... "Côté patronal, la délégation est encore plus importante. Derrière les négociateurs du Medef, de l'UPA (artisans) et de la CGPME, s'assoient une dizaine de représentants des différentes fédérations professionnelles. De ce côté-là de la salle, la discipline règne. Seul Patrick Bernasconi, patron de plusieurs entreprises du BTP, s'exprime. "Nous avons intérêt à rester unis, explique sans ambages Geneviève Roy, qui négocie pour la CGPME. Si j'ai un désaccord avec le Medef, je préfère toujours leur dire lors des suspensions de séance." Chose rarissime, depuis trois semaines, elle multiplie toutefois les critiques publiques sur l'idée de taxer les contrats courts, que pourrait accepter le Medef...."
"L'unité patronale permet surtout aux employeurs de bénéficier d'un gros avantage : celui de tenir la plume de l'accord qui sera ensuite soumis aux syndicats. "C'est plus simple de négocier sur votre propre texte", .../... La méthode – ou le jeu – que certains qualifient "d'archaïque" est toujours la même : le patronat propose d'abord un texte inacceptable pour les syndicats, avant de faire des concessions qui permettent à chacun de dire qu'il sort gagnant si un accord est signé."
Un long processus
"Dans une négociation, la signature n'est en effet que la fin d'un long processus où la stratégie joue un grand rôle. "La plus grande qualité d'un négociateur, après le fait de travailler ses sujets, est de pouvoir juger ce qui se cache derrière les non-dits. C'est là où peut se construire un accord", explique Marcel Grignard, longtemps n° 2 de la CFDT."
Des décideurs multiples
"La vraie négociation se fait à l'abri des regards, dans le cadre de rendez-vous bilatéraux et informels entre syndicats et organisations patronales, qui restent souvent secrets. "Dans ces rendez-vous, le ton est nettement plus relâché. On n'hésite pas à se dire mutuellement jusqu'où nos organisations sont prêtes à aller", .../... Les négociateurs sont en contact permanent avec leurs propres dirigeants, toujours prêts, lors des séances conclusives, à prendre le relais, même en pleine nuit, s'il faut négocier au plus haut niveau une virgule ou un point."


mercredi 8 août 2012

Hit parade 2012

Voici les tendances du marché 2012 de la formation et du conseil opérationnel vu de la fenêtre de Procleo :
  • La fonction commerciale, encore et toujours : fidéliser ses clients existants dans le contexte de concurrence exacerbée de la mondialisation, trouver de nouveaux clients, mieux négocier pour améliorer ses marges, travailler dans les grands comptes même en étant une PME,
  • Les accompagnements individuels de cadres et cadres dirigeants, dans le souci d'une meilleure efficacité au travail liée à un mieux être : mieux se connaître pour être un meilleur manager
  • L'accompagnement massif des 45 ans et plus dans le cadre des plans seniors, soit en formant les managers à l'entretien de deuxième partie de carrière, soit directement en incitant les "seniors" à se former et à prendre en main leur trajectoire professionnelle
  • L'affirmation de soi et le marketing de soi

lundi 21 février 2011

"Je peux vous aider ?" Certainement pas, disent les clients (Article de Claire Gatinois, Le Monde du 5 février 2011)

Voici un article qui m'a beaucoup interpellée, moi qui ai passé une partie de ma vie professionnelle à faire progresser les compétences commerciales des entreprises et des équipes. Et il est clair qu'il y a encore beaucoup à faire, en matière de technique de vente, lorsque j'en vois faire certains ...
Mais voilà un article qui fait mouche, car ce serait aussi les compétences produits qui seraient insuffisantes chez les commerciaux. Certes, cet article parle essentiellement des commerciaux BtoC, des vendeurs en boutiques, points de vente, agences, ... Et il est vrai qu'en BtoB, l'entreprise est plus exigeante et embauche des ingénieurs, ou bien structure son équipe en commerciaux et technico-commerciaux ...
Mais tout de même, voici quelques phrases de l'article à méditer :

"Inutiles, agaçants, parfois même hypocrites et incompétents... Le consommateur européen n'aime pas, ou plus, les vendeurs. .../... L'enquête ... révèle en effet que les clients ne jugent les vendeurs utiles qu'une fois deux (dans 53% des cas en moyenne). En France, ce ratio tombe à 51%, et même à 40% chez les moins de 30 ans.
.../... En cause : l'expertise de ces professionnels : 62% des européens les jugent incompétents. Les Français, encore eux, sont plus sévères que la moyenne : ils sont 64% à estimer que les vendeurs ne connaissent pas bien leur domaine. (74% chez les moins de 30 ans).
.../... Pour Flavien Neuvy, responsable de l'Observatoire Cetelem, ce sentiment est en grande partie liée à l'avènement d'Internet. Grâce au web, les consommateurs ont désormais accès à une multitude d'informations et s'en servent : 89% des européens disetn utiliser le Net pour obtenir des éléments préalables sur un produit et/ou sur son prix".... etc.

J'ai constaté qu'un nombre assez important de vendeurs se désolent de la compétence produit de leurs clients. Sans chercher à être plus crédibles, donc plus compétents puisque les clients en savent tant. En ayant les mêmes sources qu'eux, voire davantage ...

Alors, au travail !

lundi 26 janvier 2009

La découverte

« Plus longue a été votre découverte, plus courte sera votre argumentation, plus courte a été votre argumentation, moins nombreuses seront les objections » Gary Karass (Vendre avec succès)
« Qui connaît l’autre et se connaît, en cent combats ne sera pas défait » Sun Tsu (L’art de la guerre)

Lire la suite : http://procleo.blogspot.com/p/techniques-de-vente.html

Nos prestations

Vous trouverez en bas de cette page nos programmes de formation. Les mêmes thèmes sont également traités sous forme de conseil opérationnel. Nous consulter ...

mercredi 14 janvier 2009

Comprendre les besoins d'un client et argumenter de façon adaptée

Nous savons tous depuis longtemps que l'approche commerciale nécessite un questionnement approfondi de notre interlocuteur : ses besoins techniques, ses motivations personnelles, le contexte général de son entreprise ou de sa famille ...
Ce questionnement, jamais trop long, nous permet de comprendre s'il y a adéquation entre ce que nous vendons et ce que le client recherche. Passé ce temps du questionnement, nous allons pouvoir argumenter. Ce n'est qu'à ce moment-là que nous pouvons commencer à parler !*
Soit Pierre V., commercial dans un secteur industriel. Ses client lui achètent des produits physiques, des services annexes (maintenance, installation, formation, livraison, etc.), ainsi que des éléments non facturables (image et réputation de sa société, relationnel de Pierre, antériorité des relations entre les deux sociétés, etc.).

Soit Jacques C., un de ses clients. Ce que lui et sa société achètent à la société de Pierre V., c'est un certain nombre de produits physiques, qui correspondent à leurs besoins techniques, la maintenance et non les autres services annexes. L'antériorité des relations avec la société de Pierre V. est importante pour eux, mais pas spécifiquement la personne de Pierre.

Soit maintenant, un autre client de Pierre, Marc K. Le cocktail de ses motivations d'achat est différent de celui de Jacques C.

Quelle conclusion pouvons-nous en tirer ?
- Que nous ne pouvons argumenter que de façon très spécifique sur les attentes de chacun de nos interlocuteurs en matière de produit physique, services annexes et éléments non facturables
- Que c'est souvent encore plus compliqué si nous avons plusieurs interlocuteurs pour une même vente dans une entreprise (Ce sont les ventes complexes, nous verrons cela une autre fois)
- Que pour connaître ces attentes, il n'existe qu'une seule solution : le questionnement
- Et qu'il y a presque toujours des attentes que nous ne pouvons pas satisfaire : elles donnent alors lieu, si nous n'avons pas proposé de solution, à des objections
(Mais nous verrons cela une prochaine fois...)

A bientôt